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BACKGROUND

Jeune femme aux origines multiples et aux nombreux talents, Myrna Nabhan a accepté de se dévoiler le temps d’une interview. Premier portrait de notre série #queendom, Myrna est une politologue ainsi qu’une journaliste engagée, souhaitant montrer la face positive d’un conflit souvent mal compris mais surtout, mal connu.

UNE AUTRE VISION DU CONFLIT

Un jour, alors qu’elle se voit refuser un énième poste en Belgique, elle se lance et retourne en Syrie. Sans le savoir et malgré elle, elle va se créer un parcours sur-mesure, en commençant par un premier film, « Damascus », dont le travail aura duré trois ans.

“A chaque porte qui se fermait,
moi je rentrais par la fenêtre.”

 

 

Sa volonté? Montrer comment l’être humain survit malgré le chaos, la force de continuer à avancer au milieu des bombes qui éclatent. Un film axé sur la vie, pas sur la mort.

J’avais envie de montrer comment les gens vivent, et que dans des situations terribles il y a toujours une manière où on peut trouver quelque chose, pas de positif, mais qui permet d’avancer tout simplement (…) C’est quelque chose d’universel, c’est quelque chose d’humain au final, une force qui est en chaque personne et qui sort dans ce genre de situation-là.
Quelqu’un qui a perdu son enfant, un rocket qui est tombé, et qui te dit « Mais Dieu merci, ça va encore 

ET AUJOURD’HUI?

A présent, la journaliste travaille sur un second projet, dépeignant la ville d’Alep à travers un livre-photo. Cette fois, avec une volonté d’immortaliser, mais aussi de rendre hommage à cette ville et ses habitants. Au-delà d’un projet, « une impulsion, une nécessité sur le moment-même ».

« Le but c’est de rendre la diversité invisible, au final. » Co-fondatrice de l’ASBL Missaly, elle et sa sœur vont dans les écoles afin d’aider les jeunes belges d’origine étrangère à se sentir « plus belges ». Souhaitant résoudre un problème d’identification à des rôles modèles, elles invitent des ambassadeurs à venir témoigner de leur expérience, issus eux aussi de la diversité.


FEMME, OUI, ET ALORS?

” Apparemment j’ai fait un film féministe sans le savoir (…). Quand on l’a projeté à un festival, un gars du jury a dit « Pffff c’est quoi ce film y’a trop de femmes dedans.”

Myrna dit ne s’être jamais rendue compte des obstacles liés au fait qu’elle était une femme, sur le moment-même. Pourtant, avec le recul, ils étaient bel et bien présents. Lors d’interviews pour des jobs, la forçant à se créer une carrière toute seule, ou encore à la sortie de son film.

QUELLE FEMME D’INFLUENCE INVITER A DINER?
A la question : « S’il y avait une personne que tu pourrais inviter, qui pour toi serais très chère, une femme, de préférence, ce serait qui ? », la jeune femme nous a répondu :

“Cette question m’a fait réfléchir, parce que si c’est moi qui dois inviter une femme c’est moi qui paye l’addition, donc (rires) : blague. (…) Je vais vous sortir un truc vraiment bateau, mais ce serait ma mère au final. Ma mère c’est une lionne. C’est quelqu’un qui s’est toujours battue, qui s’est toujours imposée avec ses choix, … C’est une badass ma mère. (…) C’est le genre de personne qui moi m’inspire beaucoup. (…) C’est quelque chose qu’elle nous a toujours inculqué, que voilà, que tu sois une fille ou un garçon, ne laisse jamais personne t’imposer ses choix, ne dépends jamais de personne. “